Ancien joueur du PSG

Publié le par Blogueur_psg

Ancien joueur du PSG

A Milan, Jérémy Ménez revit. Une renaissance inattendue pour le joueur de 27 ans qui avait quitté le PSG l’été dernier par la petite porte (et les sifflets du Parc des Princes). Arrivé libre chez les Rossoneri, l’international français s’est parfaitement intégré à sa nouvelle équipe et à son nouveau coach, Filippo Inzaghi. Plus surprenant encore, le Tricolore, repositionné en pointe à l’AC Milan, a déjà inscrit douze buts (dont cinq penalties). Un chiffre colossal sachant que Ménez n’avait jamais atteint la barre des dix réalisations durant une saison complète.

Ménez a marqué 40% des buts de l’AC Milan depuis le début de la saison

Au sein d’un effectif qui transpirait la tristesse, le brin de folie de Jérémy Ménez a brisé le spleen milanais. Avec le départ de Balotelli à Liverpool, l’échec annoncé de Fernando Torres et la fragilité de Stephan El Shaarawy à la pointe de l’attaque, "Pippo" Inzaghi n’a pas eu d’autre choix que de titulariser l’ancien Parisien dans l’axe. Face à la tempête de critiques qu’il affronte depuis plusieurs semaines, l’entraîneur italien s’accroche à ce repositionnement bénéfique pour éviter de sombrer.

L'arrivée de Destro durant le mercato hivernal devrait probablement modifier la donne lors de la deuxième partie de saison. Au moins d’un point de vue tactique. L’ancien Romain évoluera selon toute logique dans l’axe de l’attaque, ce qui pourrait entraîner le retour de Ménez sur un côté, en théorie. Car Filippo Inzaghi n’a pas l’intention de restreindre le champ d’action et la liberté de mouvement du deuxième meilleur buteur de la Serie A. Depuis le début de l’exercice 2014-2015, le numéro 7 des Rossoneri a carte blanche. Parfois à gauche, de temps en temps à droite et souvent dans l’axe, Jérémy Ménez laisse libre cours à sa créativité aux quatre coins du terrain. Tant qu’il marquera des buts, Inzaghi ne changera pas sa philosophie.

Le Transalpin sait ce qu’il doit à son nouveau chouchou. "Il a connu des moments difficiles ces dernières saisons mais à Milan, Jérémy a remis les compteurs à zéro", avait déclaré l’ancien numéro 9 des Milanais à la Gazzetta dello Sport. Il y a quelques semaines, Inzaghi s’était même laissé emporter par son optimisme en affirmant qu’il allait "épouser Jérémy". Auteur de douze réalisations en 21 matches de Serie A, Jérémy Ménez ne fait pas que briller, il porte l’AC Milan sur ses épaules. Le Français fait tout : il marque, il passe et guide quasiment à lui seul l'attaque lombarde. Le joueur formé à Sochaux a inscrit 40% des buts (32 au total, 12 pour Ménez) milanais depuis le début de la saison. Le Tricolore est plus qu’indispensable : il est vital.

Le courant alternatif encore et toujours

Malgré Ménez, Milan n’occupe que la sixième place de la Serie A. La faute à des prestations en dents de scie. Une équipe à l’image de son meilleur joueur : inconstante. L’international aux 24 sélections avec les Bleus marque beaucoup mais il peut aussi entrer en hibernation à tout moment. Après des débuts remarqués (trois buts lors des deux premières journées), le natif de Longjumeau est resté muet pendant sept matches (de la troisième à la dixième journée de Serie A, 574 minutes d’inefficacité) avant de retrouver progressivement et plus fréquemment le chemin des filets.

Pas facile de trouver l’équilibre dans une équipe qui n’en a aucun. Ménez recherche toujours la continuité. Sur la pelouse, l’ancien Monégasque alterne entre brillance et transparence. Les deux seules différences, c’est son réalisme devant la cage adverse et le crédit que lui accorde son coach. "La confiance d’un entraîneur compte beaucoup pour moi. Avec le coach, on s’entend super bien,a déclaré Ménez sur RMC en début de semaine. Il compte beaucoup sur moi. A partir de ce moment-là, je peux m’exprimer au mieux sur le terrain."

Il estime avoir "muri"

Percussions, mouvements, dribbles, finition, le nouveau cocktail du Français est rafraîchissant et l’AC Milan en profite pleinement. Plus détendu dans l’environnement lombard, celui que les supporters milanais ont surnommé"PhenoMénez" reconnaît un changement de mentalité : "Je pense avoir fait pour l’instant une belle carrière et avoir été dans de grands clubs comme le PSG, l’AS Rome, Monaco. J’ai peut-être mûri. J’ai grandi. Peut-être que ça se ressent sur le terrain. (…) Ce qui arrive aujourd’hui prouve que je suis quand même un bon joueur, que j’ai des qualités."

Des arguments, Ménez en a toujours eu. Les buts sont venus récompenser une évolution. Mais pour passer un nouveau cap et s’affranchir de cette étiquette d’intermittent du spectacle, le Français devra maîtriser un élément qui lui échappe depuis toujours : la régularité.

Twitter : @Blogueur_psg

Publié dans Sport

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